10 janvier 2011
Le nombre de vos salariés a-t-il évolué depuis le plan social de 20 salariés fin 2007?
Depuis l'effectif est stable, avec 50 salariés, dont 35 en production.
Comment se répartissent-ils dans vos bâtiments?
Actuellement, nous occupons un tiers de notre surface, qui est de 6.000m² sur trois, voire quatre niveaux. Nos bâtiments sont démesurément grands par rapport à la nature de notre activité. L'objectif est de pouvoir partager l'espace. Nous étions vendeur de l'immobilier. Il y a eu plusieurs projets. Mais la municipalité a voulu avoir la maîtrise d'un foncier stratégique. Elle avait déjà acquis une partie des locaux.
Quel a été le montant de cette vente en septembre2010?
1,8MEUR.
Vous avez aussi vendu le magasin de Paris?
Oui, aujourd'hui, il ne reste plus que le magasin de Locmaria. Celui de Pont-Aven qui appartenait à Pierre Chiron a aussi été cédé.
Envisageriez-vous de déménager de Locmaria?
Demain, avec de nouveaux actionnaires, et de nouveaux projets, on ne peut pas dire avec certitude qu'il n'y aurait pas déménagement; mais actuellement, nous nous consolidons ici. Le principe d'avoir d'autres activités à se greffer à la nôtre, ça, c'estintéressant. Il y a possibilitéde générer quelque chose de dynamique et de complémentaire. Beaucoup d'espaces, comme la cantine ou les vestiaires, pourraient être mutualisés. Il y a aussipossibilité de faire un stationnement. Nous sommes dansunepériode d'écoute des décisions qui vont être prises.
Pierre Chiron souhaite se retirer et trouver de nouveaux repreneurs pour HB Henriot?
C'est exact. Il a cette volonté depuis deux ans. Des dossiers avancent bien, mais ce n'est pas ficelé.
Début 2010, HB Henriot était en passe de changer de mains?
Une vente a achoppé, du fait du décès d'un acheteur, alors que nous en étions au protocole d'accord. C'était un acheteur français. Pierre Chiron n'a jamais fait de recherches à l'international. C'était début 2010. Nous avions expliqué aux autres investisseurs intéressés que c'était fait. Il a ensuite fallu relancer le processus. Nous sommes revenus à cette étape. Des discussions sont en cours, avec un dossier au moins qui avance.
Le fait de ne plus être propriétaire de l'immobilier vous pénalise-t-il ou cela facilite-t-il une éventuelle reprise?
Le fait de ne plus avoir d'immobilier clarifie la situation. La ville a un peu plus de responsabilité pour faire avancer les choses. Il y a un bon esprit. La mairie sera attentive à rénover tout ou partie du bâtiment. Il faut lui préserver son côté attachant. Nous accueillons entre 30.000 et 40.000 visiteurs par an. Nous portons ça à bout de bras. Le tourisme d'entreprise est important pour Quimper, et pour l'attrait de notre entreprise.
Vous êtes actionnaire minoritaire, avec 5% des parts, et directeur général de HB Henriot. Resterez-vous à votre poste?
Il y a sept ans, Pierre Chiron a redonné un cycle de vie à l'entreprise. Aujourd'hui, il faut du sang neuf, un peu de moyens et un contexte local favorisé par la ville. En fonction des scénarios, je reste ou je pars. C'est une période compliquée à gérer mais je ne suis pas repreneur. Pour cela, il faut de l'argent.