24 février 2012
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Prévue à 12h30, la conférence de presse dans l'amphithéâtre de la CCI pour annoncer la constitution du premier comité départemental des pêches du Finistère n'a pas encore débuté.
Philippe Le Moigne: «Un monopole...»
La porte s'ouvre, Philippe Le Moigne (organisation professionnelle) sort en vociférant. Son coup de colère, il ne l'expliquera que sur le parking de la CCI. «Qu'une organisation qui a obtenu la majorité veuille être représentée à tous les échelons c'est normal, mais il ne s'agit pas d'établir un monopole. On se heurte à un mur. Il faut se soumettre ou se démettre», lance ce représentant des organisations professionnelles. «En général, quand le président a été élu, il ouvre son conseil à ses adversaires malheureux», précise-t-il. «C'est un blindage, cela augure mal de ce futur comité départemental» ajoute-t-il n'écartant pas la possibilité de contester le vote. Hier, la CFDT a fait le choix d'occuper les cinq vices présidences. En n'en laissant aucune aux autres candidats.
P.Le Friant: «Aucune ouverture...»
«C'est une parodie de représentation de la pêche. La CFDT a réussi à diviser la pêche. Il n'y a aucune ouverture, ni ouverture d'esprit», a aussi commenté sur le parking Pascal Le Friant, du syndicat des chefs d'entreprise à la pêche et candidat postulant à la présidence, puis à la première vice-présidence, avant de quitter lui-même la salle. Jusqu'à la quatrième vice-présidence les deux organisations patronales, SCEP et armateurs, auront présenté des candidats. Sans succès. «Les gens que vous avez vu partir sont quand même dans le bureau. Il faut aller de l'avant», a commenté Jean-Jacques Tanguy, le chef de file CFDT, élu à la présidence au premier tour avec 27 sièges sur 36 (*).
«Cinq vice-présidents en activité...»
«Ce qui est important, c'est que tous les vice-présidents sont en activité, tous les quartiers sont représentés ainsi que les différents métiers», a estimé Didier Gouyec, deuxième vice-président. «Il y a des mécontents mais ce comité est bien mis en place», a estimé pour sa part Robert Bouguéon, président par intérim du comité jusqu'à hier. «Je suis heureux de voir le comité départemental en place. La représentation de la pêche dans notre département avait besoin de cette unité et de cette cohésion dans les différents ports et dans les différents métiers. La pêche aujourd'hui est dans l'interrogation de l'évolution de la réforme de la politique européenne», a estimé, Pierre Maille, président du conseil général. Un département qui avait déjà poussé en 2008 à la création de la fédération des comités locaux. «La cession des quotas, le zéro rejet... On ne peut pas accepter de telles mesures», a commenté Jean-JacquesTanguy.
Gazole: «Cela rouspète en mer...»
À peine installé, le comité départemental voit pointer un dossier d'actualité: la flambée du prix du gazole. «L'an dernier, il était à 0,65€/l, depuis le début de l'année il est à 0,75 €/l. Le prix du poisson était de 3,83 €, il est tombé à 3 €», a détaillé Guy Le Moigne, premier vice-président. «L'ensemble de la profession est en train de souffrir, cela rouspète en mer. Comment valoriser le poisson en fonction du prix du gazole?», s'est-il interrogé.
(2 Le conseil est de 40 membres. Le bureau est composé de douze membres: cinq salariés, cinq chefs d'entreprise, une organisation professionnelle, une coopération maritime.
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