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Peinture. Michèle Coïc ou l'art de la reproduction

23 février 2012

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Des grands formats très colorés, des portraits particulièrement réussis, l'appartement de Michèle et Jacques Coïc a quelque chose d'un beau musée.

L'art chez les Coïc n'est pas un vain mot. Tandis que Jacques bâtit de ses mains un clavecin d'époque, que l'on devrait d'ailleurs entendre bientôt en concert, Michèle peint. Certes elle a toujours dessiné. Mais consciente qu'il lui faut progresser, elle prend des cours auprès de Dominique Le Douce, pas très loin de chez elle, au Foyer Soleil à Pont-l'Abbé. Là, elle apprend à utiliser les couleurs, à les mélanger, réalise une toile d'après Sérusier. «Je ris aujourd'hui en la regardant!»

Reproduction

Elle progresse mais n'a pas vraiment envie de s'attarder. Au bout d'une année, Michèle Coïc décide de voler de ses propres ailes. «J'ai acheté des livres sur la peinture et je me suis mise à les feuilleter». Déjà elle sait ce qu'elle veut: «Diversifier sa palette, ne pas s'enfermer dans un style». Alors, elle commence ses premiers portraits. La Joconde de Botero, qu'elle «préfère» à celle de Leonard de Vinci, sera l'une de ses premières reproductions. Reproduction, c'est le mot qu'elle emploie pour désigner son travail. «Je suis plutôt dans l'interprétation. Je ne travaille pas au millimètre près, comme un musicien interprète une partition, j'interprète un tableau».

Portraits

Aux paysages, même si elle réalise une «interprétation» d'une toile de Poussin, pour le clavecin de son époux, Michèle Coïc préfère le portrait. Question de goût, de tempérament sans doute. Elle observe les oeuvres de FridaKahlo, peint magnifiquementd'après Tamara de Lempicka... Jour après jour, les toiles naissent, nombreuses, mais l'artiste refuse d'inventer ses propres sujets. «C'est autre chose! Peut-être ne suis-je pas encore prête à franchir le pas, même si parfois, cela me tente. Pour le moment ce travail me comble, me vide la tête».

À la Foire aux croûtes de Brest

Se pose tout de même une question, que faire de ces toiles pour le moment trop secrètes? Bien sûr, Michèle Coïc partage son travail avec ses amis, sa famille, mais viendra le jour où elle les montrera. Elle a franchi un pas en s'inscrivant à la Foire aux croûtes qui se tiendra en mai prochain à Brest! Dans l'immédiat, elle travaillera sur le nouveau couvercle du clavecin de Jacques. Cette fois, une toile de Chagall, lui servira de modèle.

  • Éliane Faucon-Dumont
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