letelegramme.com

 

Rechercher

Quimper (29). Le Trio Wanderer ce soir, au théâtre de Cornouaille

21 août 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF
  • Imprimer cet article

Le Trio Wanderer refermera, aujourd'hui, à 21 h, au théâtre de Cornouaille, la 31e édition des Semaines Musicales de Quimper. Invités de la première heure, il s'est souvent produit au festival. Vincent Coq, pianiste, se fait ici porte-parole de l'ensemble.

Vous êtes des habitués des Semaines Musicales. Avez-vous des souvenirs particuliers ?
Nous sommes effectivement venus plusieurs fois à Quimper et ça a été toujours un grand plaisir: le public y étant nombreux, toujours chaleureux et l'organisation parfaite. J'ai un très bon souvenir en particulier du quintette «La Truite» de Schubert.

Ici ou là, des musiciens se plaignent de moins tourner. Est-ce le cas d'un ensemble tel que le vôtre ?
Honnêtement, nous n'avons pas de problème de ce côté-là. La saison 2009-2010 est même au contraire très chargée pour nous.

Quelles sont les particularités du programme que vous présenterez à Quimper ?
Il est très éclectique. Nous y jouerons un trio de Haydn, dont on fête cette année le 200e anniversaire de la mort. Haydn est le père du trio avec piano. Il en a écrit 45. Celui-ci est l'un de ses chefs-d'oeuvre. Ensuite nous présenterons le célèbre «Notturno» de Schubert. Un petit bijou d'un compositeur très cher à notre ensemble car le nom de «Wanderer» lui rend hommage. Pour le «trio d'Enesco» ce sera, je pense, la découverte de la soirée. Cette oeuvre s'inscrit dans la thématique «roumaine» du festival. C'est une magnifique pièce du plus célèbre compositeur roumain. Comme beaucoup de ses oeuvres, le trio est resté presque inconnu. La partition était quasiment introuvable. Je l'ai d'ailleurs fait venir de Roumanie. Enfin, nous terminerons avec le «Trio op. 66» de Mendelssohn dont on fête comme Haydn le 200e anniversaire, mais de la naissance. Cette oeuvre est tout simplement parfaite, d'un romantisme pur et échevelé.

Selon vous, quel avenir pour la musique classique et que faire pour que des jeunes s'y intéressent ?
Je ne sais pas trop que vous répondre. Contrairement aux idées reçues, il y a beaucoup de monde au concert. Effectivement, on y aimerait plus de jeunes. Il y a beaucoup de voies possibles à étudier. Comme l'éducation musicale dans les conservatoires qui oublient trop souvent que leur rôle n'est pas de former des musiciens professionnels, de faire passer des examens sans importance mais des amateurs au premier sens du terme. C'est-à-dire, des personnes qui aiment la musique, en écoutent et en jouent éventuellement. Les médias et particulièrement les grandes chaînes de télévision auraient leur rôle à jouer. Mais là, c'est plutôt désespérant tous domaines culturels confondus. Ce sujet est très vaste et demanderait beaucoup plus de temps pour en faire le tour.

Prix des places  : 23 EUR; réduit, 20 EUR; gratuit jusqu'à 12 ans; 12-25 ans, 6 EUR. Réservations : tél. 02.98.95.32.43.

  • Propos recueillis par É. F.-D.
  • Exporter cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Envoyer cet article sur twitter
Exportez cet article

Dans la même rubrique

S'abonner au Télégramme

S'abonner au télégramme
Appli iPhone Android Le Télégramme

Forfait mobile et carte sim prépayée Le Télégramme Mobile